La Covid-19 ou la récente guerre en Ukraine illustrent la dépendance de l’industrie européenne pour les matières premières venant de pays hors des frontières de l’Union européenne. La fragilité de ces chaînes d’approvisionnement est actuellement mise en relief. Cela concerne particulièrement les minéraux et terres rares. Ces derniers sont devenus très précieux, notamment pour la production de dispositifs électroniques. Le recyclage de ces éléments devient donc primordial. Plusieurs projets européens se sont penchés sur ce sujet.

Résidus de bauxite

L’aluminium est un métal présent dans la vie quotidienne de tous les Français. Que ce soit dans les circuits électroniques ou dans l’alimentaire, cette matière est très appréciée pour sa souplesse et sa robustesse. Néanmoins, sa production génère des soi-disant « boues rouges », composées de résidus de bauxite. Le projet européen RemovAL a mis au point un procédé permettant de transformer ces résidus, normalement voués à devenir un déchet, en matière première de haute valeur. Sur le long terme, le projet prévoit d’améliorer sa technologie pour prendre en charge une revalorisation à 100% des résidus de bauxite générés lors de la production d’aluminium. Cela permet des gains à partir de scories de matières critiques, comme le scandium ou le gallium.

Pour en savoir plus : https://www.removal-project.com/

Recyclage Platine

Les nouvelles technologies nécessaires à la transition écologique (photovoltaïque, batterie…) sont très gourmandes en métaux du groupe platine. Ces derniers, de plus en plus rares, génèrent des impasses d’approvisionnement en Europe. Le projet européen Platirus propose une solution de recyclage de ces métaux, notamment à partir de pots catalytiques usagés et de déchets miniers et électroniques. Ainsi, les 11 partenaires de ce projet plurinational contribuent activement à la revalorisation de composants précieux, auparavant considérés comme déchets. L’objectif global de Platirus est de réduire la dépendance européenne en matière de métaux du groupe platine (MGP) de 30%. En outre, l’impact environnemental des technologies vertes européennes sera réduit. Quatre dispositifs issus du projet Platirus sont aujourd’hui commercialisables.

Pour en savoir plus : https://www.platirus.eu/

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