Pourriez-vous présenter votre structure ainsi que le projet européen auquel vous participez actuellement ?
La Communauté d’Agglomération du Pays Basque (CAPB) est membre du GIS Littoral basque, un groupe de travail structuré autour d’une convention de partenariat. Ce collectif, coordonné scientifiquement par Aurélie Bocquet-Escourrou, rassemble plusieurs entités engagées sur les enjeux du littoral, auxquelles s’associent également des partenaires externes, tels que l’Université du Pays basque de Plentzia, dans le cadre de projets européens.
À ce titre, un financement POCTEFA a été obtenu pour traiter des problématiques sanitaires liées à la prolifération de l’Ostreopsis dans le milieu marin. Apparue sur la côte basque en 2020, cette microalgue toxique a entraîné des impacts sanitaires et environnementaux significatifs, allant jusqu’à provoquer la fermeture de certaines plages.
En réponse, le GIS Littoral basque a déployé un programme de recherche structuré autour de quatre axes principaux :
- le développement d’outils de surveillance et d’alerte ;
- l’analyse des conditions environnementales favorisant son développement ;
- l’étude des impacts sur la santé humaine ;
- l’évaluation de sa toxicité sur les écosystèmes marins.
Et maintenant, quelles perspectives ?
Le cadre du financement POCTEFA implique des délais de mise en œuvre relativement contraints, nécessitant une production rapide de résultats opérationnels. Lancé en 2024, le projet a vocation à se poursuivre au-delà de cette première phase. La CAPB explore ainsi des opportunités de financement complémentaires, en particulier au sein des programmes Horizon Europe et LIFE.
Dans ce contexte, l’accompagnement du réseau EEN a permis d’initier un travail de veille stratégique et d’identification des appels à projets pertinents pour la période 2026–2027, ainsi qu’un appui à la compréhension des modalités de candidature.
Quels enseignements avez-vous tirés de ce projet ?
Les projets européens constituent un levier structurant pour le financement d’actions intégrant une forte composante de recherche, notamment au bénéfice des laboratoires via, par exemple, le financement de travaux doctoraux.
Ils contribuent également à renforcer les compétences des acteurs publics, à structurer le dialogue entre sphère scientifique et société civile, et à pérenniser la coopération transfrontalière, essentielle dans ce type de projet.
Toutefois, ces dispositifs présentent également certaines contraintes, notamment en matière de suivi administratif. Les exigences de contrôle et de justification, bien que progressivement simplifiées, restent significatives. Par ailleurs, le taux de cofinancement des projets POCTEFA (65 %) implique la mobilisation de financements complémentaires.
Des conseils pour une collectivité territoriale souhaitant s’engager dans un projet européen ?
Il est recommandé de s’appuyer sur des structures disposant d’une expérience avérée en matière de montage et de gestion de projets européens, afin de sécuriser le portage administratif et financier.
Dans le cadre du projet POCTEFA, la CAPB assure notamment les fonctions de coordination liées à la communication et au reporting. Cette organisation permet aux partenaires de se concentrer sur leurs contributions techniques et scientifiques, en limitant la charge administrative et en facilitant la gestion globale du projet.
Envie de lancer un projet européen ?
ADI Nouvelle-Aquitaine peut vous accompagner dans le montage de votre dossier et la réponse aux futurs appels à projets européens. Notre équipe vous aide à identifier les opportunités de financement, structurer votre projet et mobiliser les bons partenaires.