La rédaction d’une proposition gagnante repose avant tout sur la capacité à convaincre les évaluateurs et à démontrer que le projet est le meilleur et répond aux attentes et enjeux des appels à propositions. Mais il est aussi utile de respecter quelques principes généraux qui peuvent sembler basiques mais dont l’expérience acquise dans l’accompagnement et la relecture de dossiers montrent qu’ils sont loin d’être toujours appliqués or ils contribuent à faire une bonne proposition.

Avant de commencer à rédiger

À  faire À  éviter
Désigner une personne chargée de coordonner, assembler et harmoniser les différentes contributeurs La juxtaposition « copier / coller » de contributions non harmonisées

Prendre connaissance du contenu :

  • des formulaires (partie A / aspects administratifs et financiers et partie B / contenu technique. Cette partie B deviendra le corps du projet s’il est sélectionné)
  • des critères d’évaluation (détaillés dans le programme de travail et dans les guides mis à la disposition des proposants)

Commencer à écrire une proposition sans avoir étudié tous les éléments de l’appel et être sûr que le projet peut rentrer dans ce cadre

Ne pas faire le lien entre son projet et les objectifs et impacts attendus et les critères d’évaluation

Ne pas prendre en compte les règles et modalités de soumission dont la date et l’heure limites

Rédigez une pré-proposition succincte de 2 ou 3 pages contenant le squelette du projet Commencer à rédiger sans avoir une vue d’ensemble du contenu du projet

La rédaction

À  faire À  éviter
Suivre scrupuleusement les formulaires : répondre à toutes les questions dans toutes les rubriques. Chaque question appelle une réponse spécifique et originale Oublier des questions ou reprendre le même argumentaire d’une question à l’autre : ne jamais copier/coller le même texte à différents endroits

Le fond

À  faire À  éviter
Des explications claires et brèves pour mettre en évidence les idées fortes, et n’exposer qu’une idée par paragraphe

Expliciter les termes techniques ou abréviations

Utiliser un langage affirmatif et ambitieux

Bannir les généralités : des données chiffrées et sourcées

Clarifier tout ce qui peut poser question et faire douter

Multiplier les idées dans un même paragraphe et utiliser une terminologie confuse ou un jargon technique

Affirmer sans démontrer

Omettre de mentionner des éléments « gênants » (projets en cours, concurrence…)

Définir un titre et un acronyme compréhensible permettant d’identifier immédiatement l’objet principal du projet Choisir un acronyme très répandu ou connoté

La forme

À  faire À  éviter
Un style concis, en anglais simple (la plupart des évaluateurs ne sont pas anglophones de naissance)

Privilégier des graphiques, tableaux et organigrammes : un schéma ou un tableau remplace souvent avantageusement un texte confus

Proposer une mise en forme aérée et originale en veillant à respecter les consignes (taille de police, marges…) et une homogénéité de présentation (gras/ souligné/couleur…)

Rédiger dans une langue autre que l’anglais

Considérer que seul le fond compte et ne pas prêter suffisamment d’attention à la présentation

Ne pas prendre en compte la lisibilité en agglomérant un maximum de texte voire en dépassant le nombre de pages requises

La relecture avant soumission

À  faire À  éviter
Organiser des relectures par des personnes extérieures au projet tout au long de la rédaction et prendre en compte les commentaires et les corrections sur le fond et sur la forme Attendre la dernière minute pour contacter les relais d’appui susceptibles d’apporter un regard extérieur au projet (dont ADI N-A)

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