Fondée en 2015 et installée en Nouvelle-Aquitaine à La Rochelle (17), Panga est une start-up qui trouve son domaine d’activité dans l’architecture réseau des bâtiments et les villes connectées. Grâce à une solution technologique numérique propre, la jeune pousse rochelaise est capable de transformer les bâtiments et les villes en une plateforme de services qui interconnecte gestionnaires et usagers. Consciente de l’ampleur que prend la notion de la « smart city » au niveau européen et international, cette entreprise innovante s’est très vite tournée vers l’Europe pour gagner en expertise et en visibilité.

PANGA
Projet Response

Actuellement, Panga participe à trois projets européens, dont deux sont des financements en cascade obtenus via l’initiative européenne « Next Generation Internet (NGI) ». Le troisième projet « RESPONSE » est un projet collaboratif financé par le programme européen Horizon 2020 (H2020). Ces implications soulignent l’appétence de l’entreprise pour la collaboration de recherche et d’innovation européenne et montrent que les start-up sont bien capables de relever tous les défis des projets européens.

Patrick SIMON, Fondateur et Directeur Général de Panga, a accepté de répondre à nos questions…

La thématique des villes intelligentes prend de plus en plus d’ampleur. Que pensez-vous des stratégies européennes déployées en la matière ? Où l’Europe se place-t-elle dans cette compétition mondiale ?

Le premier constat est que l’Europe a raté le boom du marché de la donnée et essaie de se rattraper, notamment à travers une spécialisation dans la protection des citoyens. Plus précisément dans le domaine du smart building et de la smart city, l’Europe a accumulé un certain retard par rapport à l’Asie qu’elle essaie de rattraper tant bien que mal. Toutefois, depuis deux ans, de nombreux projets ont vu le jour en Europe et nous commençons à avoir des « responsables smart city » au sein des administrations de métropoles telles que Lyon, Angers ou même La Rochelle.

À travers le dispositif TIGA, le gouvernement français aide les collectivités à se transformer et à rattraper le retard. Étant donné que la « ville intelligente » n’a pas encore trouvé son modèle économique, l’Europe a très certainement un rôle à jouer dans cette quête. Les projets européens sont donc un cadre propice au travail, même si leur montage est assez complexe et qu’il est nécessaire de se faire accompagner par des consultants, ou dans notre cas par l’agence ADI Nouvelle-Aquitaine.

Panga a pour vocation d’être le système nerveux central des villes de demain. Pourquoi êtes-vous allé vers les projets européens et que représentent-ils pour vous et votre entreprise ?

Les financements européens ont un impact plus fort que certains dispositifs nationaux et régionaux. À ce titre, la collaboration au sein d’un consortium de projets est souvent un vecteur pour de nouvelles opportunités, notamment en termes de marché et de notoriété. Du fait que l’Europe tende depuis quelques années à simplifier les procédures de candidature pour certains dispositifs d’accompagnement, ces derniers ne sont souvent pas moins accessibles que les appels à projets nationaux ou régionaux. C’était notamment le cas pour « Next Generation Internet ». Finalement, il n’y a pas de conditionnalité relative aux fonds propres, ce qui fait une grande différence avec beaucoup d’aides nationales.

En tant que start-up (<10 ETP), vous avez participé et participez à différents projets européens. Quelles sont vos astuces pour d’autres start-uppeurs ou TPE pour réussir un projet européen ?

Il faut avoir une certaine pugnacité pour obtenir ces financements, car la candidature est souvent très chronophage. Même avec l’aide d’un consultant, le montage d’une proposition pour un appel à projets prend beaucoup de temps. Il est conseillé de faire relire le projet plusieurs fois avant la soumission. Le degré d’innovation de l’entreprise doit être également suffisamment élevé pour satisfaire aux attentes européennes. Enfin, il faut se faire identifier par les porteurs de projets et donc utiliser les réseaux européens pour se faire connaître, comme la Smart Building Alliance.

Que retenez-vous de ces projets et comment allez-vous capitaliser sur leurs résultats ?

Dans le contexte de l’initiative NGI, des sessions de coaching sur le plan organisationnel et le business développement étaient intégrées. C’était très utile pour nous. Plus globalement, les projets européens aident à financer des projets de recherche et de développement pour arriver à des projets d’industrialisation. Cela contribue fortement à l’accélération de la mise du produit sur le marché.

Concernant le nouveau programme Horizon Europe, avez-vous d’ores et déjà des ambitions de participation ?

Grâce à nos expériences positives avec l’initiative européenne NGI, Panga a proposé à l’Université de La Rochelle de répondre avec nous à un appel H2020 pour engager la transition vers un campus intelligent. Ce dernier interconnectera les étudiants, les personnels enseignants et administratifs dans leur environnement, notamment les bâtiments. En outre, nous visons le dépôt d’un EIC Accelerator pour passer d’une TRL 6 à une TRL 8.

Pour en savoir plus : https://www.panga.fr/

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