Souvent mal connoté, le secteur de la chimie semble néanmoins être un vecteur pour atteindre l’objectif d’une économie verte et circulaire en Europe. Grâce à la focalisation portée sur la catalyse, la chimie innovante tend à apporter des solutions au défi de la neutralité carbone.

Apparition de la vie

Grâce à une subvention de 1,5M€ dans le cadre des dispositifs du Conseil européen de la recherche (ERC), le Centre international de recherche aux frontières de la chimie a pu mener des recherches approfondies sur l’apparition de la vie sur notre planète. Ces recherches se sont spécialement focalisées sur le métabolisme – processus indispensable à la vie. Ce projet européen CARBONFIX (Towards a Self-Amplifying Carbon-Fixing Anabolic Cycle) s’est penché pendant cinq ans sur la question rédhibitoire sur comment les molécules sont capables de s’autoorganiser pour ensuite mettre en œuvre des réactions chimiques ressemblant au métabolisme. Deux processus biologiques majeurs sont à cette origine et CARBONFIX a tenté de les reproduire : la voie de Wood‑Ljungdahl et le cycle de Krebs inverse, tous les deux étant des processus de conversion de CO2. Grâce à ces simulations, le projet européen démontre non seulement que ces voies biologiques pourraient avoir existé avant les enzymes, mais ouvre également des perspectives de transformation de CO2 à des fins de chimie durable.

Pour en savoir plus : https://tinyurl.com/3wwvbmuj

Valorisation des biodéchets

Comment mieux valoriser les déchets agricoles et forestiers en trouvant une méthode durable pour la production d’amines à partir de ceux-ci ? C’est la question à laquelle le projet européen CatASus « Cleave and couple : Fully sustainable catalytic conversion of renewable resources to amines » a tenté d’apporter une réponse. Grâce à un financement européen de 1,5 M€, l’université de Graz (Autriche) a pu entamer des recherches sur la genèse d’amines. Ces dernières sont présentes dans un large panel de produits allant de la pharmaceutique jusqu’au à l’agrochimie. CatASus veut démontrer qu’il est possible de générer des amines à partir d’alcools provenant de déchets de lignocellulose. Notamment à travers la conversion de lignocellulose en aromatiques, des produits chimiques de haute valeur peuvent être fabriqués. Ces derniers ont vocation à concurrencer la pétrochimie.

Pour en savoir plus : https://tinyurl.com/9ccejkn7

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